DOMAINE MEO CAMUZET

DOMAINE MEO CAMUZET

VOSNE-ROMANEE
Propriétaire :
Jean-Nicolas Méo
Manager :
Jean-Nicolas Méo
Site web
A Vosne-Romanée, au cœur des plus prestigieux vignobles de Bourgogne, Meo Camuzet a la chance incroyable de travailler des “terroirs” connus du monde entier depuis des siècles. Pour en être digne et faire preuve de loyauté à leur égard, le domaine a développé un savoir-faire inspiré par la tradition : ils transcendent les méthodes ancestrales afin d’exprimer la quintessence de chaque appellation.
DOMAINE MEO CAMUZET

Le Domaine Méo-Camuzet a été fondé au début du 20ème siècle lorsque Monsieur Etienne Camuzet, député de Côte d’Or de 1902 à 1932, a commencé à sélectionner des vignobles dont l’emplacement et la réputation l’intéressaient tout particulièrement. L’exemple le plus notable est celui de Clos-de-Vougeot, dont il a été le dernier propriétaire particulier avant de le céder sous forme de don à la Confrérie des Chevaliers du Tastevin. Les parcelles dont il a fait l’acquisition figurent parmi les meilleures des appellations. Sa fille, Maria Noirot, a hérité de ses vignobles, mais comme elle n’avait pas d’enfants, elle a légué, à sa mort en 1959, le domaine à Jean Méo, alors membre du l’entourage du Général de Gaulle. Maria Noirot et Jean Méo étaient de lointains parents mais les deux familles étaient proches et le testament de Maria stipulait que « tout doit continuer », ce qui a bien sûr été respecté. A cette époque, les viticulteurs « métayers », qui travaillaient les vignes et recevaient la moitié de la récolte en échange, étaient chargés du vignoble et de la vinification. Jean Méo a vendu sa part des vins à de célèbres négociants locaux. Cet accord lui a permis de poursuivre sa carrière parisienne tout en gardant un œil sur son domaine en Bourgogne.
À partir de 1985, le Domaine se mit à vendre sous son nom, directement à la propriété. Après 1988, Jean Méo reprit progressivement l'exploitation directe des vignes, au fur et à mesure du départ en retraite des métayers (actuellement, 2,5 ha sont encore en métayage). Cela n'était plus gérable depuis Paris, et nécessitait un « retour à la terre ». Ce fut Jean-Nicolas Méo, fils de Jean Méo, qui s'en chargea à partir du début de l'année 89 et qui maintenant assure la gestion et l'exploitation du Domaine. Il est épaulé dans cette tâche par Henri Jayer et pour la partie viticulture, par Christian Faurois, lui-même ancien métayer ayant choisi de se consacrer à l'ensemble du Domaine. Henri Jayer fut véritablement l'inventeur du Cros Parantoux, 1er cru qu'il récupéra après la seconde guerre mondiale et qu'il transforma complètement.

L'objectif du domaine est de produire des vins qui allient structure et finesse, concentration et charme. L'équilibre d'un vin est une notion primordiale ; la finesse et la complexité sont la marque des grands vins et représentent le but à atteindre au cours de la vinification et du vieillissement. Bien sûr, cette notion est indissociable de celle de terroir. Un certain nombre de pratiques sont mises en œuvre pour réaliser ces objectifs : viticulture qui cherche à favoriser les équilibres naturels et à révéler le terroir, contrôle des rendements, récolte précautionneuse, tri des raisins avant une vinification assez peu interventionniste, qui privilégie la finesse, l'expression du fruit et de la personnalité de chaque vin plutôt que l'extraction brute. L'élevage est raisonné avec une utilisation importante de fûts neufs ; les vins sont mis en bouteille sans filtration. Entrez dans le détail de nos pratiques, de la vigne à la mise en bouteilles. Chaque étape compte et apporte sa contribution à l'élaboration d'un grand vin.

Le contrôle des températures est l'apport primordial des techniques modernes à notre métier resté par ailleurs très traditionnel. Les vins sont mis en bouteille par gravité, ce qui évite de trop les bousculer, et sans filtration, qui pourrait les dénaturer. Sauf exception (notamment pour les blancs), il n'y a pas de collage, les vins n'en ont pas besoin pour leur stabilité. Ainsi, ils ne subissent pas de traumatismes. Toujours ce principe général au domaine : respecter la matière première, traiter le vin pour ce qu'il est, une substance vivante, qui demande des égards.